Luttes de l’été et action fédérale du 27 septembre 2018 (ANNULÉE ET REPORTÉE AU 9 OCTOBRE)

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Luttes de l’été et action fédérale du 27 septembre 2018 (ANNULÉE ET REPORTÉE AU 9 OCTOBRE)


La politique de démolition menée par MACRON et les patrons atteint un point décisif. Elle confirme l’impression de l’ensemble des Français : que la politique mise en oeuvre vise bien à précariser davantage les travailleurs.ses et que le développement du soi-disant dialogue social n’était qu’un prétexte.

Pourtant, à l’été 2017, le gouvernement promettait de faire de la négociation et du dialogue social les maîtres mots de sa réforme du Code du Travail. Un an après, on ne peut que constater, dans les branches, les entreprises, les magasins, que ce n’était qu’une diversion, un leurre, lui permettant d’enterrer les droits des salariés.

Mort des conditions de travail, disparition de la protection du travailleur soumis à toutes les flexibilités possibles et imaginables, mise en place d’un salariat taillable et jetable à merci, pression permanente à la baisse sur les rémunérations… Voici la sinistre réalité à laquelle nous sommes confrontés.

Dans nos secteurs d’activité, ce constat ne fait pas exception, mais la lutte s’organise !

Face à la violence de classe d’un gouvernement et d’un patronat imbus de leurs personnes, les luttes s’organisent. Dans nos branches, les luttes sont nombreuses et visibles ; victorieuses ou non, la Fédération, attentive et solidaire, soutient, à travers les syndicats CGT, les travailleurs.ses dans leur juste combat contre l’indignité et l’exploitation.

HIPPOPOTAMUS : Le combat continue !  

HAPPYCHIC : Ancien et moderne ? Qu’importe ! Non aux licenciements !

 

La CGT HIPPOPOTAMUS avait appelé nationalement à la grève et à se rassembler sur tous les établissements contre les conditions de cession des restaurants à travers la pérennisation des emplois.

Sur Toulon, les salariés ont décidé de bloquer le restaurant faisant suite à l’annonce de la Direction du transfert à un futur repreneur peu fiable de leur contrat de travail. Il ne fait aucun doute que c’est une manoeuvre déloyale du groupe FLO/BERTRAND (propriétaire de l’enseigne), pour contourner les dispositions légales régissant les cessions et pour supprimer les emplois à moindre coût…

Après plus de 2 mois de grève, les salarié.e.s sont en attente du délibéré prévu le 13 août.

 

Des salariés du groupe HAPPYCHIC (groupe MULLIEZ), qui détient notamment l’enseigne de prêt-à-porter JULES, ont bloqué un entrepôt dans le Nord, pour lutter contre le plan social.

Suite à l’annonce du licenciement de plus de 460 salariés dans le groupe HAPPYCHIC (JULES, BRICE BIZZBEE), le Ministre du Travail a expliqué que l’on ne peut pas garder les métiers du passé ! Elle ajoute qu’il faut un investissement massif pour que chaque salarié ait la capacité d’avoir des compétences pour aller dans des métiers du futur.

L’enfer étant peuplé de bonnes intentions comment expliquer que dans son projet de transformation, la Direction de l’entreprise entérine des centaines de licenciements, alors que les actionnaires ont touché plus de 40 millions d’euros de dividendes ?

C’est précisément contre cette incohérence que les salariés se sont mobilisés.

GORON SÉCURITÉ : Mobilisés contre le racisme !

 

LIDL et FNAC RELAIS : En grève le 14 juillet !

 

Après avoir dénoncé auprès de leur direction les propos racistes de leur chef de site, les 3 salariés de l’entreprise de sécurité GORON basés sur le site de la Tour Eqho ont reçu une convocation, suivie d’une mutation. Face à cette situation inacceptable, les salariés du site avaient décidé de se mobiliser le mardi 26 juin 2018 à 9h, devant la Tour Eqho à Courbevoie-La-Défense.

Depuis plusieurs mois, certains salariés subissaient des insultes à caractère raciste relatives à leurs origines (juifs, arabes, noirs…), ainsi que des propos humiliants de la part de leur chef de site.

Après avoir alerté la direction, le chef de site a avoué ces propos, les mettant sur le compte de la « plaisanterie ». Mais la souffrance des agents continuait, se traduisant désormais par des reproches incessants toujours de la part du même chef de site.

Malgré une nouvelle alerte et une réunion extraordinaire du CHSCT, ce n’est pas le chef de site mais les 3 agents en question qui ont été pénalisés.

C’était trop pour les salariés de l’enseigne, qui ont appelé à la mobilisation pour le 26 juin. Finalement, cette mobilisation a été annulée, puisque toutes les revendications des salariés ont été accordées par la Direction, suite à une négociation le 25 juin.

 

Les salarié.e.s de 2 enseignes ont débrayé nationalement le 14 juillet pour l’amélioration des conditions de travail.

Les conditions de travail n’ont cessé de se dégrader : non remplacement des partant.e.s, augmentation de la charge de travail pour celles et ceux qui restent. C’est pour dénoncer cette recherche constante de la rentabilité à outrance, dont le maître-mot est la réduction des coûts, que les salarié.e.s de ces 2 enseignes ont débrayé le 14 juillet.

Petite spécificité de la FNAC RELAIS : la mobilisation a eu lieu lors de la journée de solidarité, mesure socialement injuste, supportée par les seuls salariés.

Dans la continuité de notre lutte contre la politique gouvernementale destructrice dans nos métiers, contre un patronat qui nous exploite toujours davantage, la Fédération a décidé d’une journée d’action et de grève jeudi 27 septembre 2018.

Plus que jamais, la Fédération réaffirme que la montée des luttes et leurs convergences porte les perspectives d’un rapport de force favorable aux travailleurs.ses de nos branches qui en ont bien besoin.

S’organiser pour lutter contre son programme de destruction des « conquis sociaux » (Ambroise Croizat), contre le libéralisme qu’imposent Macron et les patrons, s’inscrivant dans la continuité des politiques régressives, est pour la Fédération et l’ensemble de ses syndiqué.e.s une nécessité.

La lutte appartient à celles et ceux qui en sont les acteurs.

Soyons donc nombreux.ses à répondre à l’appel fédéral : toutes et tous mobilisé.e.s le 27 septembre !

Contact : Franck Clet

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