LA RETRAITE , UN ACQUIS OU UNE UTOPIE ?

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LA RETRAITE , UN ACQUIS OU UNE UTOPIE ?


LA RETRAITE ,  UN ACQUIS OU UNE UTOPIE ?

Un peu d’histoire

Pour les militants que nous sommes, nous ne pouvons oublier que le régime de retraire lié à la sécurité sociale date de la libération et a été mis en place sous l’impulsion d’Ambroise CROISAT, Ministre du Travail et de la Sécurité sociale et syndicaliste. Le système mis en place dans un but de progrès social basé sur la solidarité répond également aux besoins en matière de santé de droits familiaux et de retraite.

Etat des lieux

La  France est le pays de l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique) où le niveau de vie des retraités est le moins bas. L’espérance de vie a augmenté et cela nous le devons à notre système de retraite par répartition.

Dans ce système de retraite, les cotisations basées sur les revenus professionnels de travailleurs en activité ,  servent au paiement des pensions des retraités « au même moment ». En principe il n'y a pas de réserve ; si le flux de cotisations varie pour des raisons économiques ou démographiques, les pensions ont tendance à varier dans le même sens. Il est cependant possible d'agir sur des paramètres pour conserver le niveau des pensions : âge de liquidation, durée de cotisation pour le calcul du taux de liquidation, salaire de référence... Dans le système pur, il n'y a pas non plus de lien direct entre le montant total des cotisations versées par une personne et la pension qu'elle touchera plus tard : celle-ci dépendra des cotisations des autres, de la quantité de pensions à verser au moment où elle sera retraitée.

Des réformes sont intervenues en 1993, 2003 et 2010. Depuis des inégalités sont apparues de manières évidentes notamment le constat sur l’espérance de vie des ouvriers qui est inférieure à celle des cadres.

Même si le présent n’est pas parfait …. Le futur imminent proposé dans le Projet Delevoye fait peur. La réforme systémique envisagée va modifier radicalement le système de retraite.

 

Le gouvernement veut imposer le système de retraite universelle par points

Ce qu’on va perdre

Le montant des retraites va diminuer du fait du calcul sur l’intégralité de la carrière et non les 25 meilleures années, augmentation du nombre de retraités

Les femmes impactées directement par les maternités, la charge de la vie familiale, seront lésées ainsi que les cadres.

La valeur du point sera indexée et fixée par Bercy, ce qui représente un danger par rapport à la conjoncture économique qui n’est pas toujours stable. Le niveau des pensions deviendra la variable d’ajustement de l’équilibre budgétaire.  

L’âge légal de départ  à la retraite est sans cesse reculé 60 , 62, 64 et maintenant 67 ans et les salariés qui n’en peuvent plus du monde du travail seront frappés de décotes.

La retraite par point c’est la fin de la solidarité. Ce qui est visé également c’est la fin des régimes spéciaux. Et la fin de la sécurité pour les retraités.

En effet, la valeur du point sera soumise aux aléas de la conjoncture politique, économique et démographique. Seul le gouvernement sera maître de cette valeur selon ses objectifs budgétaires !

 

Pourquoi ce changement

L’objectif est de faire baisser la part du PIB consacré aux retraites en passant par la baisse des pensions jusqu’à 30% du revenu d’activité et retarder l’âge de la retraite à 64 ans (en 2025) voire plus !

Le dispositif de réduction des inégalités dérange.

La solidarité serait extériorisée et gérée par un fond de solidarité vieillesse universel financé principalement par l’impôt.

Le gouvernement ne veut  pas prendre en compte les spécificités des parcours professionnels et des métiers.

Dans le régime universel par points, un euro cotisé rapporterait la même chose à tout le monde ????

Le problème c’est que tout le monde n’aura pas le même nombre d’euros ! Selon un calcul purement mathématique, les retraites ne pourront que baisser puisque la même somme de cotisation sera partagée entre plus d’individu.

Pourquoi la CGT s’oppose au danger de cette réforme

Le problème des retraites est d’abord le problème de l’emploi.

Aujourd’hui les périodes d’inactivités subies telles que le chômage, la maladie, la maternité, l’invalidité entrent dans le décompte des trimestres.

Demain avec une retraite à points, ces périodes ne génèreront plus de droits. On passe de droits acquis et dus à tous,  à des aides sociales pouvant être plafonnées ou soumises à des conditions de ressources.

Le salaire brut que nous percevons à la fin de mois, le salaire socialisé nous permet de vivre et de garantir notre accès aux droits à la santé, aux aides sociales. La CGT a toujours voulu développer la sécurité sociale en élevant le niveau aux droits quelle que soit l’époque.

Comment seront prises en compte les années d’étude, de formation. La pénibilité pour certains métiers  ne sera plus considérée et une fois de plus les femmes vont être les premières victimes de ce changement.

Le gouvernement actuel fait le choix de l’individualisme, du libéralisme.

Pourtant contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, financer de bonnes retraites, c’est possible car nous sommes à l’équilibre. En plus la CGT fait des propositions concrètes comme :

  • Une croissance reposant sur le plein emploi solidaire et l’augmentation des salaires
  • Remettre en causes les exonérations de cotisations sociales et soumettre à cotisations l’épargne salariale et l’épargne retraite
  • Mettre à contribution les revenus du capital.

 

La CGT refuse cette régression qui va impacter l’ensemble de la population sauf la poignée de capitaliste qui pourra se permettre d’investir et de souscrire à une assurance privée pour assurer ses vieux jours.

La retraite est un acquis c’est un droit, bien mérité après une vie de labeur !

Ne laissons pas un gouvernement libéral sans scrupules nous l’enlever. Le 5 décembre, tous en grève reconductible contre la régression sociale.

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