La Halle, André, Conforama, Alinéa, etc., ces « petites » entreprises qui connaissent la crise...

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La Halle, André, Conforama, Alinéa, etc., ces « petites » entreprises qui connaissent la crise...


Les entreprises les plus touchées par la crise ne pourront pas résister à l’impact. La rentrée sera marquée par de nombreux plans sociaux, et les salariés devront se préparer à un cortège de licenciements.

LA HALLE : Une procédure de sauvegarde de l’entreprise.

Lors de la réunion du Comité Social et Économique Central qui s’est tenue mercredi 15 avril 2020, la direction de LA HALLE, du groupe VIVARTE, a annoncé la mise en procédure de sauvegarde de l’entreprise, sous prétexte d’une situation financière très compliquée, aggravée par la crise sanitaire du COVID-19.

La direction envisage la cession ou la fermeture de plusieurs centaines de magasins afin de dégager du CASH. Cette situation va entrainer le licenciement de nombreux salariés.
Les salarié.e.s de LA HALLE ont déjà subi deux PSE en 2015 et 2017 ; il y a actuellement un PSE en cours au siège et sur l’entrepôt d’Issoudun.

Depuis 2004, les salariés sont victimes des investisseurs et spéculateurs financiers qui ont créé une dette abyssale. Les mauvaises orientations stratégiques successives des directions ont contribué à cette situation catastrophique. La CGT LA HALLE avait déjà dénoncé et combattu cette mauvaise gestion financière, notamment devant les tribunaux.

Les salariés de LA HALLE n’ont pas à subir les conséquences de la crise sanitaire ni celles de la crise financière du groupe VIVARTE.
L’entreprise LA HALLE n’a pas obtenu le Prêt Garanti de l’Etat (PGE).

 ANDRÉ : le gouvernement a menti : les salariés seront sacrifiés !

Depuis l’annonce du placement en redressement judiciaire de l’enseigne, c’est le choc pour les salariés.
Le Président avait promis, lors de sa première allocution, que tout serait mis en place pour qu’aucune entreprise ne subisse l’impact de ce confinement et que les salariés ne perdront pas un centime.
Ce ne sont pas moins de 600 salariés qui vont perdre bien plus qu’un pourcentage de leur salaire, c’est leur emploi qui est en péril.
L’entreprise ANDRÉ n’a pas obtenu le Prêt Garanti de l’Etat (PGE).

Parashop : Parashop, distributeur en parapharmacie, qui emploie 369 salariés, dépose le bilan.

La société PARASHOP, depuis de nombreuses années, en raison des mauvais choix de certains de ses dirigeants, procède régulièrement à des PSE, le dernier ayant été mis en place il y a à peine 1 an, et à des fermetures des magasins.

L’entreprise a été rachetée il y a 18 mois par le groupe Thalgo qui, gravement impacté par la crise sanitaire, ne peut plus financer les dettes de Parashop qui s’élèvent à plus de 40 € millions d’euros.
Le montant de ses dettes, a nécessairement entraîné un refus d’emprunt de la part des banques et, également, un refus du Prêt Garanti par l’État.

L’entreprise est placée en redressement judiciaire, pour 6 mois, mais les dirigeants ont déjà annoncé qu’ils ne pouvaient pas poursuivre l’activité.
Pour les 369 salariés, il ne reste qu’un seul espoir, un repreneur, qui poursuivrait totalement ou partiellement, l’activité des magasins.

A défaut, ce serait la liquidation judiciaire et le licenciement de tous les salariés. Affaire à suivre…

Hermione : L’Histoire nous a malheureusement montré que les lendemains de crises, qu’elle soit économique, sociale ou financière, profitent toujours au Capital.

Cette crise sanitaire en est encore la preuve. La plupart des enseignes du commerce et services ont su tirer immédiatement profit d’une situation qui a été particulièrement éprouvante pour la classe la plus précaire : celle des travailleurs.

L’entreprise Hermione, qui appartient à la Financière Immobilière Bordelaise (on comprend mieux la gestion de ces magasins) et qui exploite 22 magasins Galeries Lafayette, a fait une démonstration du visage carnassier du capital. Ils ont profité de la crise et du ralentissement de l’activité dans sa globalité pour rogner et raboter tous les acquis des salariés lorsqu’ils étaient employés par les Magasins Galeries Lafayette. Mais ceci n’était que la première étape d’une longue série de réorganisation du travail où les seuls mots d’ordre sont rentabilité et productivité.

Généralisation du travail dominical, dénonciation des primes acquises et de l’accord minimaliste unilatéral des NAO, imposition de la modulation du travail, etc... La direction avance à vitesse forcée, aidée par un chantage à l’emploi et une CFDT complaisante. à l’image de ce gouvernement clairement libéral, les entreprises décomplexées et dotées d’une certaine immunité, osent tout et vite.

Moins de 18 mois après l’affiliation des 22 magasins Galeries Lafayette, le groupe Hermione est en passe d’arriver à ses fins plus facilement et plus vite qu’il ne le pensait, et ce grâce à la crise : une main d’œuvre réduite corvéable et rémunérée au strict minimum, avec un salaire bien insuffisant pour vivre dignement.

Cette crise nous donne malheureusement une nouvelle fois raison. La rentabilité d’une entreprise qui se mesure en rétribution de l’actionnariat, dans une logique à court terme et non en développement de l’entreprise et d’une richesse partagée, a pour conséquence de déshumaniser les travailleurs à tel point qu’ils ne deviennent qu’un outil de l’entreprise au service de la finance et donc, la variable la plus ajustable. Les différentes annonces de PSE et de réductions des effectifs font craindre un carnage social dans nos secteurs qui feront supporter aux travailleurs une crise sociale à la suite de la crise sanitaire.

Notre Fédération, loin d’être résignée ou de capituler, sera aux côtés de ces travailleurs pour revendiquer un autre choix de société basée sur une justice sociale mais, en attendant, elle défendra sans relâche les droits et les intérêts des travailleurs pour qu’ils ne deviennent pas les grands sacrifiés de cette crise sanitaire !

Alinéa et Conforama : Une première vague de défaillance d’entreprise s’annonce chez les marchands de meubles !

Suite au confinement qui les a privées de clients pendant plusieurs semaines, plusieurs enseignes de l’ameublement, dont Alinéa et Conforama, seraient, aujourd’hui, en difficultés financières.

Alinéa, enseigne commerciale de décoration et d’ameublement, qui possèdent 27 magasins sur le territoire français et qui emploie 2.000 salariés, vient d’être placée en redressement judiciaire par le Tribunal de Commerce de Marseille.

Le Tribunal a décidé d’une période d’observation de six mois et il semblerait qu’un repreneur soit envisagé.
La CGT Alinéa, n’a pas manqué de rappeler au Tribunal que l’entreprise était toujours intégrée au groupe AUCHAN, elle-même détenue par la Famille MULLIEZ.
Combien de magasins seront cédés, combien d’empois directs et indirects seront supprimés, combien de salariés resteront sur le carreau ?

L’enseigne Conforama, qui emploie quant à elle 9.000 salariés, est toujours en pleine discussion pour l’obtention d’un PGE, avec quatre banques dites partenaires, HSBC, Crédit du Nord, LCL et BNP Paribas, sous l’égide du Ciri, pour franchir le cap de l’épidémie de Covid-19,

La BNP PARIBAS aurait choisi de faire la sourde oreille, en ne se rendant pas la réunion du 15 mai 2020, en vue de la clôture de cette négociation…
Ceci alors que l’État aurait proposé de monter son taux de garantie à hauteur de 90 %.
Faute d’obtention de ce prêt, l’entreprise serait en passe de déposer le bilan.
Si tel était le cas, BUT n’exclut pas de reprendre Conforama à la barre du tribunal.

La Fédération CGT Commerce et Services revendiquera la reprise de l’intégralité des magasins par ce concurrent.

Ces deux enseignes seraient en grande difficulté, malgré les mesures annoncées par le gouvernement dont, entre autres, le fameux PGE, le Prêt Garanti par l’Etat, pour aider les entreprises et les salariés !

Les salariés de ces deux enseignes, après avoir accepté un confinement éprouvant, sont plongés dans l’insécurité quant à la viabilité de leur entreprise, et la pérennité de leur emploi !

Après le chômage partiel, place à l’angoisse du chômage tout court et des fins de mois difficile !
Et ceci malgré les engagements du président Macron : « Nous n’ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l’angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Aussi, tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises, quoi qu’il en coûte » ?

La seule question est de savoir si ceux qui en ont le plus besoin seront accompagnés ?

La Fédération CGT Commerce et Services prendra le Président Macron, au mot, en restant mobilisée, quoi qu’il arrive !

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