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échanges n°383, Novembre 2019 en version PDF


Le 24 septembre a rassemblé plusieurs milliers de manifestants sur Paris sous le mot d’ordre « Stoppons la régression sociale ». La réforme prévue sur la retraite, entendez que ce gouvernement veut nous imposer dès 2020, ne doit pas passer. Terminé le système de répartition mis en place par le CNR, (Conseil National de la Résistance), l’exécutif veut un système de points avec une valeur, un montant, un chiffre !


Le système ultra libéral à l’américaine, le Président Macron à la botte du MEDEF veut nous l’imposer. La retraite à points ne sera pas plus juste, ne sera pas plus claire, ne sera pas plus égalitaire ! Elle sera juste plus opaque, nivellera par le bas, mettra fin aux conquis sociaux, nous fera travailler plus longtemps, mais surtout, elle permettra ENCORE au CAPITAL de gagner du fric sur le dos des masses laborieuses.


Les livreurs à vélo des plates-formes comme Deliveroo l’ont bien compris. Entre un statut de travailleur indéterminé, des rémunérations imposées par la plate-forme de plus en plus basses, un salaire socialisé qui en découle tout aussi minable, comment auraient-ils pu scander autre chose que « honte à l’esclavage moderne » ? Comment pourraient-ils croire avoir un jour droit à une retraite et surtout en (sur)vivre ?

Présents le 24, ils ont accompli l’exploit de relier Bordeaux à Paris à vélo, pour aller hurler leur indignation devant le siège de Deliveroo le 25 septembre, et exiger des droits nouveaux pour vivre dignement de leur travail.


Le lendemain, l’incendie de l’usine chimique LUBRIZOL et la mort de l’ancien président Jacques Chirac a permis à cette presse française sous tutelle d’un gouvernement à la solde du capital, de faire oublier ces luttes du peuple !
Le sensationnel et le morbide font vendre et permettent de zapper les vrais problèmes.
LUBRIZOL et ses nuages toxiques qui, comme par miracle, se seraient arrêtés aux portes des zones habitées, soulèvent la question de l’écologie.


La CGT l’a compris. L’emploi ne s’oppose pas à l’écologie, le social ne peut se faire aujourd’hui sans l’écologie et c’est à nous, CGT, d’imposer ce point de vu au capitalisme fou qui produit à outrance en maltraitant le salariat et le peuple, quel que soit le pays. FSM quand tu nous tiens !

 

Stéphane LEROUX, Secrétaire fédéral

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